La reconnaissance au travail

reconnaissance au travail

La reconnaissance au travail est une marque de considération et d’attention sur un travail réalisé et ses résultats. Elle participe notamment à cultiver un bon climat social entre les collaborateurs au sein des entreprises. La reconnaissance favorise l’engagement des salariés dans leur travail. En revanche, le manque de reconnaissance est une des causes du mal-être au travail. En effet, il a été démontré que la reconnaissance au travail agit pour la prévention de l’épuisement professionnel (1), elle participe à améliorer le bien-être des salariés et contribue à la qualité du travail réalisé.

Les actions de reconnaissance au travail peuvent prendre plusieurs formes. Les plus simples à mettre en œuvre sont par exemple des paroles quotidiennes attentionnées et bienveillantes d’un supérieur hiérarchique vers un subordonné, des encouragements et soutiens, des félicitations pour une action réalisée. Elles peuvent être aussi une récompense financière, une promotion sur un poste, ou simplement un aménagement sur des horaires dans l’esprit de conciliation entre la vie privé et la vie professionnelle.

Certaines pratiques de reconnaissance professionnelle peuvent être nuisibles à la qualité de vie au travail lorsqu’elles sont instrumentalisées aux seules fins d’objectifs de performance et de profit. Par exemple la reconnaissance par la rémunération à la performance individuelle peut engendrer des effets de décohésion collective. L’esprit d’hyper-compétition et de concurrence professionnelle au sein des équipes engendre rapidement une dégradation des relations entre les salariés impliqués dans ce système de reconnaissance par la performance économique individuelle. Dans un tel esprit d’appât du gain, ces effets pervers ne laissent plus la place à la recherche de bienveillance des uns envers les autres, et le sens du travail se trouve ainsi dénaturé. Certaines organisations, pratiquant cette reconnaissance pervertie par le chiffre, cultivent souvent l’adage dans leur mode de management : « diviser pour mieux régner », en manipulant habilement les techniques et moyens de récompense pour pousser les salariés à se dépasser sans cesse afin de décrocher la médaille de « l’Outsider » ou du « meilleur employé du mois ».

La reconnaissance au travail ne peut se réduire à une gratification par l’argent. Une parole reconnaissante quotidienne au travail, d’une personne vers une autre, dans l’authenticité et la sincérité, doit pouvoir être décorrélé d’une contrepartie financière. La reconnaissance dans l’activité professionnelle se réalise entre une hiérarchie et ses subordonnés, d’un client vers un fournisseur, mais aussi d’un salarié vers sa direction.

Le besoin de reconnaissance est un sentiment inhérent à l’être humain, lié inconsciemment au besoin pacifique de créer du lien social. C’est la question de l’amour de l’autre. L’envers étant le repli sur soi, le ressentiment, la défiance, jusqu’à la haine de l’autre. La reconnaissance au travail dans l’authenticité et la sincérité agit directement sur le bien-être et la qualité de vie au travail.

 

(1) lire l’article Thotlog « L’épuisement professionnel : un paradoxe ? » https://thotlog.fr/lepuisement-professionnel-un-paradoxe/